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Un
État en formation
Le 23 septembre 1830 la révolution éclate à Bruxelles
contre le pouvoir hollandais qui est accusé d'ingérence
dans les affaires religieuses, la Belgique étant
catholique alors que le reste du royaume est
principalement protestant. Les libéraux accusent aussi
Guillaume Ier de forcer l'usage du néerlandais aux
élites principalement francophones. C'est donc une
alliance de bourgeois et de libéraux qui mènent la
révolution contre les Hollandais.
Le 4
octobre 1830, l'indépendance est proclamée par le
gouvernement provisoire, et le 3 novembre le Congrès
national est élu par 30 000 électeurs -seulement un peu plus
d'un pourcent de la population adulte- et le 7 février 1831
il approuve une constitution. La très grande majorité de ces
électeurs venant de la noblesse et de la (haute) bourgeoisie
francophone, le Français est choisi comme seule langue
officielle. En faisant ainsi, la Belgique à donc fait un
choix fort différent de certains autres pays qui, ayant la
noblesse et la haute-bourgeoisie francophone aussi, ont
quand meme choisi pour la langue populaire comme langue
officielle. ce choix pour le Français étatit clairement
motivé par les leaders politiques comme une choix visant à
imposer une culture latine à tous les belges. Même s'il sera
rectifié par le suite, ce choix initial sera la source
d'innombrables problèmes communautaires, les Flamands étant
majoritaires parmi la population.
Le 4
novembre 1830 une conférence s'ouvre à Londres sur l'avenir
de la Belgique : les grandes puissances décident finalement
de reconnaître la Belgique indépendante le 20 janvier 1831.
Un royaume est fondé dont le trône est offert au duc de Saxe
Cobourg, qui deviendra Léopold Ier, premier roi des Belges.
La Belgique se déclare neutre.
Période de la
révolution industrielle
Au XIXe siècle, disposant de charbon et de fer, elle connaît
la révolution industrielle et devient la deuxième puissance
industrielle mondiale. Le roi Léopold II (successeur et fils
de Léopold Ier, 1865) dirige à titre privé la colonisation
du Congo dans le but d'assurer l'approvisionnement de la
Belgique en matières premières. L'actuelle république
démocratique du Congo (Congo Kinshasa, ex Zaïre) devient son
domaine personnel. En 1885 Léopold II devient officiellement
chef d'État du Congo, il ne cédera celui-ci à la Belgique
qu'en 1908.
La Première
Guerre mondiale
En 1914, en application du plan Schlieffen, l'Allemagne, en
guerre contre la France envahit la Belgique pour contourner
les armées française par le nord. La violation de la
neutralité belge déclenche l'entrée en guerre du
Royaume-Uni. Malgré une forte résistance, l'armée belge
emmenée par le roi Albert Ier est rapidement submergée, et
le pays est occupé pendant toute la guerre sauf derrière la
ligne de front de l'Yser. Après la guerre, la Belgique
obtient quelques anciennes colonies allemandes, le Ruanda et
le Burundi.
Dans
l'entre-deux-guerres, la Belgique connu d'abord un
rétablissement économique. Cette période coinçida avec des
courants artistiques comme l'Art Nouveau suivi du
Jugendstiel/Art Déco. Début des années trente, la Belgique,
comme le reste de l'Europe était atteinte par une crise
économique majeure.
La Seconde
Guerre mondiale
En 1940, la Belgique est à nouveau occupée par
l'Allemagne. Après avoir mené une bataille, désespérée
après la capture des forts par les parachutistes, durant
18 jours, le roi Léopold III décide la capitulation,
contre l'avis du gouvernement qui se réfugie d'abord en
France, avant de se rendre partiellement à son tour,
mais avec quelques ministres qui se réfugient à Londres.
Cette décision du roi sera considérée par certains comme
une trahison. Le roi reste en Belgique comme prisonnier
de guerre, refusant d'exercer des fonctions officielles.
Le gouvernement en exil prononce l'incapacité de régner
du roi; elle ne sera pas levée à la libération. Après la
guère, un impasse regne. Les oppositions se durcissent.
En 1950 le
parti catholique obtient la majorité et organise un
référendum sur la question du retour du roi (question
royale); le résultat donne une majorité pour le retour sur
l'ensemble de la Belgique, mais une majorité contre le
retour dans la Wallonie, plus précisément dans les provinces
de Liège et du Hainaut mais pas en Namur ni au Luxembourg,
et, de façon nettement moins prononcé, dans les zones
industrielles de Flandre (ou toutes les provinces ont une
majorité pour le retour du roi). La décision de Léopold III
de rentrer malgré tout provoque de graves troubles
insurrectionnels en Wallonie, avec des dizaines d'attentats
à la dynamite et la menace de noyer les mines et les
hauts-fourneaux. La gendarmerie tire sur des grévistes à
Grâce-Berleur, près de Liège, faisant quatre morts. En
Wallonie un gouvernement provisoire est créé en secret, qui
envisage l'éventualité de faire sécession et proclamer
l'indépendance. L'abdication de Léopold III en faveur de son
fils permet de sauver l'unité belge et le retour au calme,
mais ce qu'on appela la question royale marqua
définitivement une rupture dans l'unitarisme.
Depuis
1945
Après la deuxième guerre, la Belgique devient membre
fondateur de l'OTAN et de la Communauté Économique
Européenne, aujourd'hui Union européenne.
Fédéralisation et régionalisations des années 70, 80, 90
et de l'après 2000
Le dernier quart du vingtième siècle verra se produire
plusieurs vagues de changements institutionnels. La
raison de ceux-ci étant multiple: 1. la divergence de
plus en plus grande dans les choix politiques en Flandre
et en Francophonie belge (la Flandre évoluant vers un
modèle nordique et anglo-saxon, plus de droit, la
Francophonie restant fort étatiste, votant sur un parti
socialiste fort à gauche, comparé aux socialistes
flamands plutôt sociaux-démocrates); 2. la frustration
de plus en plus grande en Flandre à cause du maintien
des discriminations généralisées dans les services
publics nationaux et locaux à Bruxelles. Ainsi, en 1990,
l'exécutif bruxellois répondra à une question
parlementaire que jusqu'à cette date, aucun logement
social avait été accordé dans les 19 communes de
l'agglomération capitale sur base d'un dossier en
Néerlandais. En 2003, un ministre socialiste francophone
reconnaîtra que les services d'urgence médicale à
Bruxelles font de la discrimination généralisée envers
les Flamands.
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