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Préhistoire et antiquité
La plus ancienne trace de
présence humaine en Belgique a été trouvée à
Hallembaye (province de Liège), elle date d'environ
800 000 ans. Ensuite, aux environs de 400 000 av
J.-C. des hommes s'installent en bord de Meuse. De
250 000 à 35 000 av J.-C., la Belgique est peuplée
de néandertaliens surtout dans la province de Liège
et dans la province de Namur (homme de Spy). À
partir de 30 000 av J.-C., l'homme de néandertal
fait place à l'homme moderne. Des vestiges de
l'époque néolithique existent à Spiennes où se
trouvait une mine préhistorique de silex.
Les
premiers signes de l'âge du bronze datent de 1750 av J.-C..
En 500 av J.-C., la Belgique est habitée par des Celtes,
elle subit les influences et commerce avec le monde
méditerranéen. Dès 150 av J.-C., les premières pièces de
monnaie celtes font leur apparition. Les diverses tribus
celtes vivant sur le territoire de la Belgique à cette
époque étaient les Eburons, les Aduatiques, les Nerviens,
les Ménapiens, les Morins et les Trevériens. En 57 av J.-C.,
l'Empire romain envahit la région et en prend le contrôle.
Les écrits
de Jules César De Bello Gallica (I et II) forment le début
de l'histoire écrite de la Belgique. Ajoutées à Gallia par
ce même conquérant, c'était à la réorganisation de
l'empereur Auguste que ses régions furent séparées comme
Gallia Belgica. Cette province impériale est beaucoup plus
importante que la Belgique actuelle. Elle recouvre tout le
nord-est de la France actuelle, de la Picardie à la
Franche-Comté, ainsi que tout l'ouest de la Suisse. À
l'époque romaine, peu de villes importantes existent sur le
territoire de l'actuelle Belgique, on peut néanmoins citer
Tongres, Arlon et Tournai.
Le Moyen Âge
Après les grandes invasions du Ve siècle, la Belgique
devient le cœur du premier royaume franc, dont la capitale
est Tournai. Vers l'an 500, Clovis, roi des Francs, reçoit
le baptême, et abandonne Tournai pour Paris. En Belgique, la
christianisation massive débute en 630, avec le soutien des
moines celtes.
Sous
l'impulsion de Charlemagne, la vallée de la Meuse devient le
centre politique et économique de l'empire carolingien. Lors
du partage de l'empire de Charlemagne au traité de Verdun en
843, elle est partagée entre les royaumes de Charles II
(comté de Flandre, déjà partagé par la frontière
linguistique entre parlers romans et germains) et de
Lothaire. L'Escaut sert de frontière.
La
Lotharingie est rattachée au Saint-Empire Romain Germanique,
et sur le territoire actuel de la Belgique, se développent
des fiefs, quasi indépendants, tels le Duché du Brabant, le
Limbourg, la Principauté de Liège. À l'ouest, le comté de
Flandre, bien que prêtant hommage, échappe à l'autorité du
roi de France.
À partir du
Xe siècle, les villes commencent à se développer,
principalement dans le comté de Flandre et en pays mosan.
L'industrie de la laine se développe elle aussi, et plus
tard, le commerce maritime, avec la ligue Hanséatique. La
région devient l'un des cœurs de l'économie européenne, avec
l'Italie. Les laines sont importées d'Angleterre, avec
laquelle se tissent des liens qui compteront pendant les
conflits entre Capétiens et Plantagenêt.
Les
principales villes belges sont alors, à l'ouest, Bruges,
Gand, Ypres et Tournai, et en pays mosan, Huy, Namur, Dinant
et Liège. L'urbanisation de la moyenne Belgique est plus
lente, seule Nivelles présente au Xe siècle un caractère
urbain. Situées plus à l'intérieur du pays, les autres
villes brabançonnes, Bruxelles, Louvain, Malines, attendent
la fin du Xe siècle pour s'étendre. A cette époque, les
affluents de l'Escaut sont navigables et le trafic
commercial entre la Meuse et le Rhin augmente.
Jusqu'en
1300, l'essor des villes est alimenté par une conjoncture
économique favorable. Une deuxième enceinte s'avère
nécessaire. Cette expansion est freinée au XIVe siècle par
de nombreuses crises et épidémies de peste. Le nombre de
citadins stagne ou recule. La plupart des villes ne
retrouvent leur niveau de population de l'an 1300 qu'au XIXe
siècle.
À partir de
la fin du XIIIe siècle plusieurs batailles ont lieu entre le
roi de France et les communes de Flandre, les comtes étant
tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. La garnison française à
Bruges est massacrée lors de la révolte des Mâtines de
Bruges le 18 mai 1302, et l'ost royal est écrasé par les
milices communales à la bataille des éperons d'or le 11
juillet de la même année. Cette bataille est parfois
considérée comme la naissance de la nation belge, tantôt de
la nation flamande (d'où le choix pour cette date comme jour
de la fête nationale flamande).
À l'issue
de la guerre de Cent Ans, la Belgique (à l'exception de la
principauté de Liège) et les Pays-Bas actuels sont aux mains
des ducs de Bourgogne. La Bourgogne est démembrée après la
mort de Charles le Téméraire en 1447, la Flandre échoit aux
Habsbourg. Charles Quint naît en 1500 à Gand, héritier à la
fois des Habsbourg et de l'Espagne. Il se considère comme
flamand et bourguignon. Quand il partage ses domaines entre
son frère et son fils, la Flandre échoit à l'Espagne de
Philippe II, et sont dès lors appelées Pays-Bas espagnols.
Au XVe siècle, suite à l'ensablement du Zwin, mais aussi
pour des raisons économiques et politiques, Anvers supplante
Bruges en tant que principal port de transit d'Europe
occidentale. Anvers devient alors la capitale économique et
financière de l'Europe.
Les Temps
modernes
Sous Philippe II, les Pays-Bas actuels, passés au
calvinisme, se révoltent et obtiennent finalement leur
indépendance, sous le nom de Provinces-Unies. La Belgique
actuelle et certain provinces du sud du Pays-Bas actuelle
reste possession espagnole, sous le nom de Pays-Bas
espagnols. Les troubles privent Anvers de sa prépondérance
économique. Elle sera plus tard reprise par Amsterdam.
Au cours du
XVIIe siècle les guerres entre la France et l'Espagne
dessinent à peu près la frontière actuelle entre France et
Belgique. Au traité d'Utrecht, en 1713, la couronne
d'Espagne passe aux Bourbons, avec Philippe V d'Espagne,
petit-fils de Louis XIV. Mais la Belgique revient aux
Habsbourg d'Autriche et devient Pays-Bas autrichiens.
En 1789,
les réformes politiques et religieuses que veut imposer
l'empereur Joseph II provoquent l'insurrection. Ce
soulèvement connu sous le nom de révolution brabançonne
donnera lieu, après la défaite des troupes autrichiennes à
Turnhout le 24 octobre 1789, à une première proclamation
d'indépendance, en janvier 1790, des États belgiques unis.
La discorde entre les partis politiques (catholique et
libéral) gêne cependant considérablement la défense du pays
et favorise le retour des troupes autrichiennes qui
rétablissent leur autorité dès octobre de la même année.
En 1792, la
principauté de Liège et les Pays-Bas autrichiens sont
envahis par la République française, puis reconquis en 1793
par l'Autriche. En 1794, ils sont annexés par la France.
Lorsque Napoléon s'empare du pouvoir, la Belgique est
intégrée dans l'empire français. En même temps que la
domination française, la révolution industrielle arrive en
Belgique, la Wallonie devient une des régions les plus
industrialisée d'Europe. La Flandre, elle, reste peu
industrialisée, et l'usage du néerlandais y sera sévèrement
réprimé par l'Empire. La domination française prendra fin en
1815 avec la défaite de Waterloo.
Au congrès
de Vienne en 1815, la Belgique est réunie à la Hollande pour
former un royaume des Pays-Bas à la tête duquel se trouve
Guillaume Ier d'Orange.
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